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LesEnvahisseurs. info

Les Envahisseurs ? Ce sont ces étranges politiques venus d'un autre monde. Leur destination : la Terre. Leur but ? En faire une société de consommation. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé le long d'une route, tandis qu'il cherchait un hôpital, une école… Oui, un service public que jamais plus il ne trouva, pas même un commissariat, de plus en plus remplacé par des services privés de sécurité. Ce qu'il trouva, ce sont davantage les ravages d'un Etat fantôme au service de l’Economie de Marché. Serait-ce bientôt la fin de l'Etat Providence ? Et que dire aussi de nos Retraites, notre Sécurité Sociale mises en difficulté afin d’être offertes à l'appétit féroce d’intérêts privés ? A présent, David Vincent sait que l'homme n’est qu’une vulgaire marchandise dans ce jeu de dupe ! Et si David VINCENT sait que Les Envahisseurs ont pris une apparence bienveillante, il s'est fixé pour tâche de réveiller ce monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…

30 mensonges en 60 minutes de show présidentiel...

Voici résumé l'interview du 12 juillet 2010 sur France 2 : le journaliste David Pujadas pris au piège d'un Président qui ment toutes les... 2 minutes ! Des Mensonges ? Prenez en connaissance, un à un, c'est édifiant. 

1.       « La France est le pays qui travaille le moins. »

LesEnvahisseurs.netC'est faux : selon les dernières statistiques de 2008, les salariés français travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine contre 34,6 heures pour les allemands ; 34,5 heures pour les danois ; 35,6 heures pour les suédois ; 33,2 heures pour les norvégiens ; 30 heures pour les néerlandais ou encore 33,9 heures pour les américains ! Il faut aller en Europe de l’Est pour dépasser les 40 heures !

2.       « Les 35 heures ont détruit la compétitivité. »

C'est faux : la compétitivité de la France n’a cessé de s’améliorer entre 1997 et 2002, c’est-à-dire pendant les années de gouvernement socialiste ! Malgré l’instauration d’un véritable progrès social en 1998, la compétitivité de la France est restée bonne pendant toutes ces années… L’excédent de son commerce extérieur est redevenu négatif avec le retour de la Droite au pouvoir en 2002 : après 3 ans d’exercice du pouvoir, le solde du commerce extérieur n’a cessé de fondre pour se transformer en un déficit croissant en 2005. Ce déficit a atteint plus de 55 milliards en 2009…

3.       « Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail. »

C'est faux : les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible ! Les Pays-Bas : 4,3% ; La Norvège : 3,7% ; L'Allemagne : 7,5% ; Le Danemark : 6%... Celui de la France approche les 10% ! Il faut croire que les problèmes de la France sont ailleurs…

4.       Le taux de chômage en France serait de « 9,5% » selon Nicolas Sarkozy, reprenant un David Pujadas qui ne se serait pas montré « assez précis » en osant évoquer un taux de « 10% ».

C'est faux : le taux de chômage en France est de 9,9% selon l'Insee. Maintenant, si l’on décide de mépriser les téléspectateurs de l’Outre-mer alors le chômage en métropole est effectivement de 9,5%, monsieur le Président de la… République.

5.       « J’ai été élu pour résoudre ce problème (des retraites), pas pour le regarder. »

C'est faux : le candidat Sarkozy disait en 2007 que « Le droit à la retraite à soixante ans doit demeurer ».

6.       « L’Allemagne est passée à 67 ans, l’Espagne va aller au-delà de 65 ans, l’Italie à 65… »

LesEnvahisseurs.netC’est faux : il « oublie » un détail d’importance car sa réforme de la retraite conjugue un recul de l’âge légal de départ en retraite ET une durée d’activité record en Europe. La Génération Sarkozy ne partira pas en retraite à 60 ans voire 62 ans, ni même à 65 ans mais plutôt à 67 ans !!! En fait, François Mitterrand avait mis en place l’âge légal de départ en retraite à 60 ans pour éviter que ceux qui avaient réunis le nombre nécessaire de trimestres meurent au travail, avant même de pouvoir profiter de leur retraite à 65 ans : la plupart de ceux qui ont commencé très jeune à travailler, ce sont ceux qui n’ont pas fait d’études et qui se retrouvent dans le bâtiment où le travail à la chaîne, en 3/8, inhalant des produits toxiques toute la journée. Cela, Nicolas Sarkozy a l’air de s’en moquer… Mais François Mitterrand a maintenu la limite à 65 ans pour les autres, ceux qui atteignent les 60 ans sans réunir le nombre nécessaire de trimestres : à 65 ans, même s’ils n’ont toujours pas réunis le nombre nécessaire de trimestre, ils peuvent cependant partir en retraite à taux plein. Ainsi, ceux qui ont eu la chance de faire des études et qui ont les meilleurs scores de longévité ou qui ont connu une carrière étriquée n’auront pas à travailler au-delà de 65 ans. Toute cette belle mécanique vole en éclat pour la Génération Sarkozy. En effet, Nicolas Sarkozy ne revient pas sur la loi Fillon de 2003 qui nous obligera à réunir 44 ans de cotisations pour toucher une retraite à taux plein ! De plus, la limite supérieure passe de 65 à 67 ans ! Cela correspond plus sûrement à l’âge départ en retraite pour la génération Sarkozy, sauf si l’on renonce à une pension de retraite à taux plein... Bonne chance !

7.       « Je dis aux 15 millions de retraités qu’on ne touchera pas à lLesEnvahisseurs.neteur pension de retraite. »

C'est faux : le niveau des pensions baisse et va continuer de baisser. Le durcissement des critères d’accès à la retraite de la loi Balladur de 1993 a pour principal effet d’organiser ce décrochage. Le niveau de retraite est désormais calculé sur les 25 meilleures années de salaire. L’évolution des pensions est désindexée de celle des salaires pour être calquée sur les prix. La France ayant vaincu l’inflation des prix et, ironie du sort, grâce aux socialistes sous François Mitterrand… La droite s’en sert désormais pour casser la dynamique des niveaux de pension. À cela s’ajoutent les conséquences de l’allongement de la durée de cotisation qui, jumelé à un report de l’âge légal de départ à la retraite va amputer le montant des futures retraites de ceux qui cumulent des périodes de chômage ou d’emplois précaires. Il en sera de même pour ceux qui ne tiendront pas jusqu’à 67 ans pour avoir un taux plein ! Aujourd’hui, l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans. Demain, ce sera la mort pour les plus faibles et le paradis pour les rentiers et leurs progénitures… Eh oui ! Au fiasco de la retraite par capitalisation à l’américaine, on y arrive doucement mais sûrement !

8.       « La pénibilité, cela n’existait pas jusqu’à présent. Nous créons un nouveau droit. »

C'est faux : comment laisser dire une telle contrevérité alors que son gouvernement vient de faire adopter par un amendement glissé dans un projet de loi concernant un tout autre sujet… la fin de la retraite à cinquante-cinq ans pour les infirmières ? C’est pourtant une profession reconnue comme particuliLesEnvahisseurs.netèrement exposée à des conditions de travail pénibles, ne serait-ce que par leur sous-effectif ! Contrairement aux affirmations du président de la République, le droit à un départ anticipé de certaines catégories de salariés existe. C’est le cas des fonctionnaires en service « actif » : Contrôleurs aériens, CRS, Douaniers, Policiers, Gardiens de prisons. Le principe même des régimes spéciaux d'un certain nombre de professions jugées physiquement éprouvantes était cette prise en compte de la pénibilité. C’est aussi le cas de salariés d’entreprises publiques astreints à une continuité de service mais aussi des mineurs ou encore des routiers qui ont obtenu, après des années de lutte, la création du congé de fin d’activité qui s’apparente à un départ anticipé à cinquante-cinq ans ; De même pour les ouvriers d’usines qui inhalent des produits chimiques à longueur de journée et travaillent à la chaine au rythme des 3/8 : leur santé en ressort détraquée et leur retraite très vite écourtée ! Loin de créer un nouveau droit, la réforme Sarkozy repousse l’horizon du départ anticipé à 60 ans ! Et ce, uniquement pour ceux qui font reconnaître une incapacité de travail d’au moins 20%, soit seulement 10 000 personnes… Qu’en est-il des maladies qui se déclarent quelques années plus tard ? D’ailleurs, Nicolas Sarkozy devrait se souvenir de cela : il aime à se féliciter d’avoir abrogé tous les régimes spéciaux… ce qui est également partiellement faux, mais c'est encore un autre sujet… N’est-ce pas, chers élus de la République ?

9.       « La France est le pays qui taxe le plus, les entreprises. »

C'est faux : le taux d’imposition réel des bénéfices des sociétés est très éloigné du taux théorique de 33,3% ! Pourquoi donc ? Tout simplement grâce à des niches fiscales comme la niche « Copé » qui a couté 20,5 milliards d’euros à l’État en 2008-2009. S’il est proche de 30% pour les PME de moins de 10 salariés que le gouvernement n’aide pas, il tombe à moins de 20% pour les entreprises de plus de 500 salariés et est même inférieur à 13% pour les entreprises de plus de 2 000 salariés. Quant aux entreprises du CAC 40, celles-ci ne paient pas plus de 8% d’impôt, soit bien moins que dans la majorité des pays, y compris les pays anglo-saxons. Ainsi, en taux effectif, des pays comme la Belgique, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Italie et les Pays-Bas taxent davantage leurs entreprises que la France ! Et dire que le Medef et l’UMP voudraient nous faire croire que les entreprises françaises sont décidément trop écrasées par les charges… La ritournelle mainte fois entendue finit par blaser !

10.    « Nous sommes, avec la Suède, le pays d’Europe où les iLesEnvahisseurs.netmpôts sont les plus élevés. »

C'est faux : en 2007, le taux de prélèvements obligatoires français, c’est-à-dire la part des recettes fiscales (impôts, cotisations) dans le PIB était effectivement supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE : 43,3% contre 36,8%... Mais il était inférieur à celui de la Suède, du Danemark de la Belgique et de la Norvège ! Cela signifie, soit dit en passant, qu’aucune corrélation ne peut être établie entre le taux des prélèvements obligatoires et le taux de chômage, particulièrement bas au Danemark et en Suède…

11.    « La France est le pays qui taxe le plus, les hauts revenus. »

C'est faux : la France n'est pas le pays qui taxe le plus les riches, notamment en raison de la présence de niches fiscales importantes et de la faible taxation des revenus du capital. Le taux effectif d'imposition des plus riches reste faible : il est de 25% pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20% pour les 10 plus hauts revenus. On est donc très loin du taux marginal de 40% ! Autre précision qui contredit les propos du Président : le seul autre pays européen disposant encore d’un bouclier fiscal, le Danemark, met la barre plus haute qu’en France puisque la somme des impôts sur le revenu et des taxes locales peut y atteindre 59% du revenu.

12.    « Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d'impôt. C'est-à-dire qu'ils gagnaient 1 000, ils payaient 1 000. »

LesEnvahisseurs.netC'est faux : cette fois-ci, il évoque uniquement l'impôt sur le revenu et ce mensonge est l'un des meilleurs, le plus grossier, le plus énorme ! Personne en France ne paye 100% d'impôt. Et comment pourrait-il en être autrement ?! Lundi soir, David Pujadas n'a même pas relevé cette absurdité. Faut-il rappeler que la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu est de... 40% ? Et même en ajoutant la taxation des revenus de l'épargne et du patrimoine (moins imposés que le travail), on ne parvient pas à ce chiffre mirobolant. Jamais personne n'a donné l'intégralité de ses gains à l'Etat ! En outre, avant l’élection de Nicolas Sarkozy, les plus aisés étaient loin de vivre dans un enfer fiscal : un premier bouclier fiscal a été institué sous la présidence de Jacques Chirac par Dominique de Villepin, qui plafonnait les impôts, hors CSG et CRDS, à 60%. Nicolas Sarkozy en a ensuite abaissé officiellement le seuil à 50%, manière de renvoyer l’ascenseur aux grandes fortunes qui l’avaient massivement soutenu.

13.    « Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l'on gagne à l'Etat. »

C'est faux : cet argument mainte fois répété par le Président a été mainte fois démonté. En effet, ce n’est pas le revenu réel qui est pris en compte dans le bouclier, mais le revenu fiscal minoré des niches. Ainsi, des contribuables qui possèdent des revenus et des patrimoines élevés mais qui déclarent un revenu fiscal très faible grâce aux niches… arrivent à se faire rembourser presque tous leurs impôts. Le bouclier fiscal protège donc le patrimoine et la rente mais absolument pas le travail !

14.    « Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans. »

C'est faux : Nicolas Sarkozy récidive avec un aplomb déconcertant ; Le bouclier fiscal allemand n’a jamais existé ! Le président français, qui paraît-il use de Facebook, pourrait-il prendre la peineLesEnvahisseurs.net de regarder sur le Net à quel point cette récidive mensongère finit par amuser la galerie à l’étranger ? En 1995, la Cour constitutionnelle fédérale allemande a rendu une décision limitant les impôts d’un contribuable à la moitié de ses revenus, mais cette limitation à 50% ne s’applique que sur l’Impôt Sur la Fortune. Cela signifie qu’un allemand qui paye au moins 50% d’impôt sur ses revenus… ne peut plus être soumis à l’ISF. Par conséquent, en 2006, cette décision constitutionnelle a entrainé la suppression de l’ISF en Allemagne et par voie de conséquence aussi, la fin de cette limite de 50% sur l’ISF. Cela dit, en 2006, cette même Cour a tout de même précisé qu’il n’existe pas de taux maximum à l’impôt sur le revenu : « ni du dispositif, ni des attendus de l’arrêt du 22 juin 1995 ne se dégage un quelconque principe de partage par moitié comme limite maximale d’imposition ayant valeur constitutionnelle ».

15.    Mais comprenez « Je souhaite (que Mme Bettencourt) reste propriétaire de L’Oréal et que L’Oréal ne parte pas dans un autre pays ! »

C'est faux : Nicolas Sarkozy essaie benoîtement de justifier ses mesures en faveurs des fortunes de France, avec le faux air du bon sens. C’est un enfumage de plus, là-aussi ! En fait, David Pujadas se fait le porte-parole des français qui sont indignés par le fonctionnement de ce bouclier fiscal et qui permeLesEnvahisseurs.nett à la 3ème fortune de France de se voir rembourser 30 millions d’euros par le Trésor Public. Nicolas Sarkozy s’indigne alors à son tour (rire des téléspectateurs…) : « Elle paye plusieurs millions d’euros d’impôts par mois ! » La malheureuse, effectivement paye un impôt de quelque 40 millions d’euros par an, c’est une somme ! Cependant, comme toujours avec les chiffres, il faut savoir relativiser : la fortune de la dame est estimée par le magazine Challenge à 14 milliards d’euros, environ !!! Eh oui. Et à ce niveau là, au diable les décimales ; Faisons l’hypothèse que ce patrimoine, intelligemment placé, rapporte 5% l’an (c’est une hypothèse très prudente, car le rendement du capital à long terme est plutôt de 7% à 8%). Voilà une fortune qui assure à Mme Bettencourt un revenu annuel de 700 millions d’euros ! Mon Dieu, pour ceux que l’accumulation de zéros donne le tournis, disons que cela correspond à plus de deux lotos gagnants par semaine ! Ce qui étonne, ce n’est donc pas que la dame paie des impôts, c’est qu’elle en paie aussi peu : 40 milliLesEnvahisseurs.netons, rapportés au revenu de 700 millions, cela fait un taux d’imposition de 5,7%.

Une fois les quelques larmes séchées, revenons aux propos présidentiels : « Je souhaite (que Mme Bettencourt) reste propriétaire de L’Oréal et que L’Oréal ne parte pas dans un autre pays ». Etrange façon de mystifier son bouclier fiscal. Liliane Bettencourt s’acquitte d’un Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) sans rapport avec sa fortune estimée. En effet, presque toute sa fortune est investie en actions dans la firme créée par son père, L’Oréal. La riche héritière est membre du conseil d’administration de L’Oréal, ce placement est donc assimilé à un outil de travail et à ce titre, exonéré d’ISF. Mme Bettencourt est ainsi très vivement incitée à conserver ses actions de L’Oréal, car en les cédants, elle perdrait le bénéfice de l’exonération d’ISF sur l’outil de travail. Et c’est d’ailleurs ainsi qu’elle a tout intérêt à réinvestir les divers bénéfices de ses placements en d’autres placements… C’est en l’occurrence, la société Clymène qui est chargée de gérer sa fortune. Le bouclier fiscal, seul obligerait Mme Bettencourt à payer 50% de ses revenus sous forme d’impôts, que sa fortune soit placée dans l’Oréal ou dans n’importe quoi d’autre ! Pour résumer, c’est la niche fiscale avant toute autre chose qui incite Mme Bettencourt à rester propriétaire de l’Oréal !

16.    « En 1997, les socialistes allemands ont supprimé l'impôt sur la fortune en Allemagne. »

C'est faux : on appellera cela un mensonge par omission. Nicolas Sarkozy oublie en effet de préciser que les Allemands, socialistes ou pas n'ont pas supprimé les droits de succession sur l'héritage ! Surtout, Nicolas Sarkozy attribue aux socialistes allemands la décision politique de supprimer leur « ISF » alors que ce n'est pas tout à fait ça : c’est suite à une décision de leur Cour constitutionnelle du 22 juin 1995 que les Allemands ont du renoncer à leur ISF… Mais cette décision de la Cour a été invalidée par une autre décision de justice depuis…

17.    « En 2008, les socialistes espagnols ont supprimé l'impôt sur la fortune en Espagne. »

C'est faux : José-Luis Zapatero a rétabli une forte imposition sur le patrimoine depuis mars dernier, crise oblige.

18.    « Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires : 34 000 chaque année depuis 10 ans à compétence constante. » LesEnvahisseurs.net

C'est faux : Nicolas Sarkozy voulait-il dénoncer l'inflation des budgets régionaux ? Contrairement à ce qu’il prétend, les transferts de compétences et de personnels de l’État vers les collectivités, particulièrement les départements et les régions, se sont multipliés. Au point qu’un rapport de la Cour des comptes estime que ce sont au total, plus de 80 000 agents qui ont été transférés de l’État aux collectivités territoriales ces dernières années ! S’ajoute à cela le transfert de compétence dans l’éducation nationale, la gestion des prestations sociales, la sollicitation du budget des régions pour alimenter celui de l’Etat dont les fins de mois sont de plus en plus difficiles ! Ajoutons aussi les responsabilités assumées par les collectivités locales pour pallier aux diverses insuffisances de l’État… Et les 100 000 postes de fonctionnaires soi-disant supprimés en 3 ans par Nicolas Sarkozy font pschitt !!!

19.    « Le collectif Sauvons la recherche ne s'exprime plus, les chercheurs ne font plus grève parce qu'ils ont des moyens comme jamais malgré la crise. »

C'est faux : l'intensité de recherche est en baisse en France depuis 2002, y compris sous la présidence de Nicolas Sarkozy ! Le collectif « Sauvons la Recherche » s'est fendu d'un communiqué intitulé : « Aujourd’hui en France, quand des chercheurs font grève, seul le chef de l’Etat croit qu’ils travaillent. » Depuis 2007, on recense 1600 mouvements de grève dans la recherche ! Et la dernière manifestation date du 1er juin dernier. Rappelons aussi le mouvement des directeurs de laboratoires en 2008. L'année 2009 a même été marquée par une grève dans les universités et organismes de recherche comme on n’en avait pas vu depuis 1968 contre la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités, aussi appelée loi sur l'autonomie des universités ou loi Pécresse). Le chef de l’Etat prétend qu’il ne s’est rien passé alors qu’il s’agit ni plus ni moins du plus long mouvement de toute l'histoire des universités !

20.    « Mme Merkel et moi, nous avons dû apprendre à nous connaître. Nous nous faisons confiance. (Et) moi, j'admire le modèle économique allemand. »

C'est faux. Et pourquoi la France et l'Allemagne ne se comprennent pas ? Entre autres parce que notre Président a l’art et la manière de se faire reconnaître par les propos suivants : « On ne va pas faire payer à l'Allemagne le nazisme jusqu'à la fin des temps. » S’il s’agissait de remuer le couteau dans la plaie, il ne pouvait pas mieux s’y prendre !

21.    « Le G20 est une invention française. »

C'est faux. Que n’a-t-il pas inventé en ce bas monde… Chaque fois qu’il en parle, il ne peut s’empêcher de ramener à sa seule personne, l’initiative de ce sommet entre grandes puissances économiques et politiques. C’est pourtant faux car le G6 a été créé en 1975 sur l'initiative du président français… Valéry Giscard d'Estaing mais pas Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ! Le G6 est devenu le G7 puis le G8 avec l’entrée du Canada puis de la Russie. Le G20 quant à lui a été créé en marge du G7 du 25 septembre 1999 de Washington, à l'initiative du Ministre de l'économie canadien Paul Martin, lors d'une réunion des ministres des finances. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas.

22.    A propos de la nomination des patrons de l'audiovisuel public, Sarkozy explique que ces nominations sont soumises à l'approbation des commissions culturelles du Sénat et de l'Assemblée Nationale.

C'est faux : ces deux cLesEnvahisseurs.netommissions ont un droit de veto, au 3 cinquièmes… VETO n’est pas APPROBATION !!! Les commissions des assemblées n'approuvent donc rien ! Bien au contraire, un obstacle majeur, 3/5èmes des votes, leur est imposé si elles veulent contester la décision du Chef de l’Etat. Et Chose incroyable : Nicolas Sarkozy a commis pour la troisième fois une erreur dans la compréhension de sa propre loi audiovisuelle du 5 mars 2009. Le Président confond une fois de plus le droit de veto aux 3/5èmes des commissions compétentes des deux assemblées (ce qui est le dispositif en vigueur) et approbation aux 3/5èmes. Évidemment, ça change tout ! Dans le dispositif actuel, l'opposition parlementaire ne peut révoquer le choix du Président que si une partie de la majorité présidentielle se rallie à elle. Hypothèse par définition improbable, mais ce n'est pas ce que dit Nicolas Sarkozy... Il s'agit clairement d'une volonté de manipuler l'opinion. L’envie de mettre une sourdine aux affaires politico-financières de la Droite tout en voulant étouffer l’opposition ne doit pas être étrangère à tout cela…

23.    « Nous avons obtenu des résultats spectaculaires (sur la sécurité). »

C'est faux : une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy parle de bilan « spectaculaire » en matière de sécurité… Gonflé tout de même ! Rappelons que les fameux chiffres ne rendent compte que de la seule délinquance constatée par la police et la gendarmerie (plaintes et flagrLesEnvahisseurs.netants délits) ; Des chiffres qui font l’objet de toutes les pressions hiérarchiques. Brice Hortefeux a ainsi annoncé un spectaculaire retournement de tendance en 2009 (-1%), alors que tous les voyants étaient au rouge quelques mois plus tôt ! Dans le détail, même ces chiffres arrangés restent inquiétants : les atteintes aux personnes ont encore progressé en 2009 (+0,9%), ainsi que les vols avec violence (+6,9%), les vols à la tire (+10,5%) et les cambriolages (+4,4%). Ce qui en revanche baisse et baissera encore longtemps, ce sont les effectifs de policiers et de gendarmes : 2 744 emplois en moins en 2010, auxquels s’ajouteront 11 400 d’ici à 2013... Spectaculaire, en effet !

24.    Nicolas Sarkozy cite le « rapport extrêmement fouillé de l'inspection des finances » au sujet de l'éventuelle intervention d'Eric Woerth dans l'examen de la situation fiscale de Mme Bettencourt qui prouverait que « jamais, a aucun moment, ni d'aucune façon, Eric Woerth n'est intervenu dans les affaires fiscales de Mme Bettencourt ».

LesEnvahisseurs.netC'est faux : Le rapport n'est pas de l'IGF mais de la seule responsabilité de son directeur, comme ce dernier le rappelle en préambule ! Extrêmement fouillé… le rapport, dit-il ? Ce rapport ne contient que 12 pages et multiplie les précautions d'usage à cause du faible délai imparti à l'enquête : pas moins de 6 500 dossiers traités par le cabinet d'Eric Woerth lorsqu’il était Ministre du Budget doivent être passés au crible par le seul Directeur de l’IGF… Dix jours d'enquêtes sur d'éventuels traces écrites d'une intervention de Woerth… Aucune procédure contradictoire ! Rien ne s'apparente à une enquête indépendante. Cependant… « Je n’ai donc aucune raison de m'en séparer » conclut le Monarque. David Pujadas mentionne la probable démission d'Eric Woerth de ses fonctions de trésorier de l'UMP… Coup de théâtre, Nicolas Sarkozy récupère le coup : c’est lui qui l'aurait conseillé… Mais, prévient-il, « Je ne suis pas en charge du fonctionnement de l'UMP. » Ah bon ! Et n’est-ce pas contradictoire avec ses propos précédents ? Décidément, croit-il pouvoir à ce point nous encroûter le cerveau par tous ces boniments ?

25.    « Eric Woerth est un homme profondément honnête qui vient de subir le mensonge et la calomnie pendant trois semaines. Je n'ai jamais douté de lui. (...) Les inspecteurs des finances ont étudié en détail deux ans de travail d'Eric Woerth. Ils ont conclu qu'il n'était jamais intervenu (dans le dossier Bettencourt)… Eric Woerth est lavé de tout soupçon, je n'ai donc aucune raison de m'en séparer. »

C'est faux : aucune enquête sur les soupçons de conflit d'intérêt du couple Woerth n’a été conduite à ce jour. Et n’oublions pas qu’Eric Woerth était le Trésorier de la campagne du candidat Sarkozy : aucune enquête sur le financement illégal de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy n'a été réalisée non plus. Quant au document « (des) inspecteurs », celui-ci était certes, très attendu par le Président Sarkozy parce qu’il espère mettre ainsi un terme à la polémique... Cependant, l'efficacité du rapport est à relativiser et le Président leur fait tenir des propos tranchés qui vontLesEnvahisseurs.net bien au-delà de leurs conclusions !

Que sont donc ces « soupçons » ? Le Ministre du Travail Eric Woerth est soupçonné de conflit d'intérêts : son épouse Florence Woerth était employée par la société chargée de la gestion de la fortune Bettencourt… fortune dont une partie échappait au fisc ! L’épouse de l’actuel Ministre du Travail et ancien Ministre du Budget connaissait-elle ses tromperies à l’égard du fisc dont son mari était le Ministre de tutelle ? Devant ces accusations embarrassantes pour le gouvernement, l’actuel Ministre du Budget, François Baroin a saisi le 30 juin 2010 l'Inspection Générale des Finances pour soi-disant déterminer si son prédécesseur Eric Woerth était intervenu dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt.

L'Inspection Générale des Finances a certes une grande autonomie, mais l’IGF est placée sous la tutelle du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Elle a vocation à contrôler les services administratifs, pas les politiques. Le Chef de l'Inspection des finances même est nommé par le président de la République, sur proposition du ministre des Finances. Comment peut-il s’exprimer de façon réellement indépendante ? L'IGF n'est pas un contre-pouvoir institutionnel. La preuve de ce manque d’indépendance est encore la lettre de mission de François Baroin à la saisie de l’IGF : il ne demande pas un libre examen du dossier mais limite l'enquête à « un examen de la situation fiscale personnelle » de Liliane Bettencourt. Cette procédure est totalement inadaptée lorsqu’il s’agit de rechercher du patrimoine caché ou une minoration du patrimoine telle que l’Ile « oubliée » ! On ne doit donc pas faire dire à l'IGF ce qu'elle ne peut pas dire car elle ne dispose d'aucun des attributs d'une autorité d'enquête indépendante. Le principe de séparation des pouvoirs est d’ailleurs clair : l’enquête sur les éventuelles interventions du pouvoir exécutif, c’est-à-dire d'Eric Woerth dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt aurait dû être confiée, soit au pouvoir législatif, c'est à dire au Parlement, soit au pouvoir judiciaire, c'est à dire à un juge d'instruction indépendant. Ce n’est absolument pas dans les fonctions de l'Inspection Générale des Finances que de se prononcer sur de telles suspicions !

Dans ces conditions, la question de l’intervention d’Eric Woerth reste entière : le Ministre du Budget de 2007 à 2010, a-t-il aidé d’une façon ou d’une autre la première fortune de France, Liliane Bettencourt qui employait sa femme, à échapper au fisc ?

26.    David Pujadas ose un chouia et rappelle les témoignages recueillis sur un financement politique illégal… Nicolas est offusqué par de telles insinuations et se fait menaçant ; Tel un comédien de seconde catégorie, voici :

Nicolas Sarkozy : « Monsieur Pujadas, est-ce qu'ils parlent de moi, ces gens ? »

David Pujadas : « Non, Ils n'ont pas parlé de vous. »

Nicolas Sarkozy : « Bon »

C’est pourtant faux. Le Président se défend ainsi : « On me décrit comme quelqu'un qui depuis 20 ans irait chez Mme Bettencourt chercher des enveloppes. » Et de prendre l'air ahuri, indigné et faisant mine de s'étonner : « m'enfin ! ». Il rappelle le témoignage du majordome des Bettencourt qui assura n'avoir vu Nicolas Sarkozy venir dîner ou déjeuner chez les Bettencourt que deux fois, « peut-être trois », en 17 ans. Mais en disant cela, Nicolas montre bien que « ces gens » ont parlé de lui ! Il le dit lui-même !!! Et puis, n'y avait-il qu'aux moments des repas que le couple Bettencourt remettait des enveloppes ? On se doute bien qu’il charge d’autres personnes de faire ce sale boulot... Eric Woerth ? (il suffit de voir ce qu’il fait avec son 1er Ministre qui doit s’effacer à son moindre passage médiatique… Mais lorsque les initiatives du Président cLesEnvahisseurs.netommencent à sentir le roussi alors le 1er Ministre se doit de réapparaître pour éteindre les multiples incendies présidentiels) Il ose parler de ces « témoignages (qui) s'effondrent les uns après les autres. » Il dénonce la perte de temps, et cite les vrais sujets : chômage, crise, retraites, etc. Il n'y aura donc pas d'autres enquêtes que celle du directeur de l'IGF sur l'éventuel conflit d'intérêt d'Eric Woerth, prévient-il. Si effectivement, les questions du chômage, de l’insécurité, etc. était en voie de résorption, on pourrait tout lui pardonner, même les magouilles d’argent…

Voilà que le Président s’égare : « cette question de conflit d'intérêt, je l'ai entendu. (…) Je demanderai à une commission représentant toutes les familles politiques d'y réfléchir. » Etranges propos qui ne sont pas suivis d’effets ! Y réfléchir… Comme dit la chanson : « formi, formi, formidaaaaable ! ». Cela dit, il s’attendait à tout cela, dit-il ! Nicolas Sarkozy plonge alors dans l’égo surdimensionné et la paranoïa pour conclure au complot : « Derrière les commentateurs, il y a des officines. (…) Quand vous mettez en œuvre des réformes, (...) la réponse, c'est bien souvent la calomnie. » Et il ajoute : « On l'a connu, il y a trois mois, ma femme et moi avons subi les pires calomnies. » Il cite aussi l’affaire Clearstream. Le Président d’en rajouter une couche : « Je crois que chacun doit revenir à la raison. »… Pas lui ? C’est à peine croyable, tout de même. On croit rêver !

Il n'avait pourtant qu'une annonce à faire, une seule, qu'il n'a pas faite et qui aurait tout réglé : demander l'ouverture d'une instruction judiciaire indépendante et autoriser la création d'une commission d'enquête parlementaire. Mais il ne faudrait peut-être pas en demander trop à Nicolas… Il ne faudrait pas exagérer, non plus !

27.    Nicolas Sarkozy s'indigne aussi qu'on puisse le soupçonner d'être allé chercher des enveloppes d'espèces chez le couple Bettencourt.

C'est pourtant vrai… si on ne joue pas avec les mots : certaines enveloppes ont été  directement portées au siège de l'UMP, sur instruction du trésorier Eric Woerth. Alors effectivement, comme il aime à faire avec son 1er Ministre qu’il envoie au casse-pipe, il n’est pas allé chercher les enveloppes lui-même et en pleine « soirées (devant) des convives », il a confié la tâche à son Eric…

28.    « En 35 ans, jamais on ne m'a accusé de quoique que ce soit de sérieux. »

C'est faux : NLesEnvahisseurs.neticolas Sarkozy oublie simplement le « Karachigate » dont les accusations émanent de la police luxembourgeoise ! Et on ne peut pas dire que ce ne soit pas « quoique ce soit de sérieux » ! Ces malversations financières pourraient s'être produites en marge de la vente au Pakistan de trois sous-marins de la Direction des constructions navales (DCN) française en 1994. Un rapport de synthèse des policiers luxembourgeois, daté de janvier 2010 rappelle que le président Nicolas Sarkozy a « directement » supervisé, lorsqu'il était ministre du Budget d'Edouard Balladur entre 1993 et 1995, la constitution de la société Heine, basée au Luxembourg et par laquelle transitaient les commissions sur des contrats d'armement. Et « En 1995, des références font croire à une forme de rétro-commission (c’est-à-dire des commissions illégales) pour payer des campagnes politiques en France » poursuivent les policiers luxembourgeois. « Nous soulignons qu'Edouard Balladur était candidat à l'élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua » ajoutent les policiers. Des juges français soupçonnent que ces rétro-commissions illégales soient une possible cause de l'attentat de Karachi, « une vengeance pour le non-paiement de pots-de-vin à des intermédiaires pakistanais » ; Cela a causé la mort de 11 Français en 2002… C’est donc plus que sérieux !

29.    « Changer de juge ? Ce n’est pas ma conception de l’indépendance de la justice. »

Pinocchio l'évangélisteC'est faux : pour se défendre, Nicolas Sarkozy qualifie le procureur de Nanterre de « juge »… ou l’art de sciemment confondre le rôle d’un procureur et celui d’un juge d’instruction ! Si l’on distingue un procureur d’un juge, ne serait-ce que par l’intitulé de leur fonction, c’est justement parce qu’un procureur dépend du parquet ; Il a un lien hiérarchique avec l’exécutif, c'est-à-dire le ministère de la Justice alors qu’un juge est lui, in-dé-pen-dant de par sa fonction ! C'est donc toute la différence et celle-ci est de taille, n’est-ce pas Monsieur le procureur COURROYE ? Maître Sarkozy ne doit certainement pas l’ignorer non plus, enfin, espérons-le ! En fait, il s’agit d’une nouvelle mascarade du Président pour ne pas répondre à une question épineuse sur l’affaire Woerth-Bettencourt : celle de savoir pourquoi un juge d’instruction n’est toujours pas nommé pour mener les enquêtes. Ainsi, Nicolas Sarkozy évoque le Procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, en le nommant tour à tour  « procureur » puis  « juge » (!) et enfin « magistrat »… Et il vante ainsi sa soi-disant « indépendance » pour écarter finalement là nécessité d’en désigner un autre.

Ce tour de passe-passe permet au Chef de l’État de ne pas répondre à la désignation d’un juge d’instruction dans l’affaire Woerth-Bettencourt mais aussi de laisser un proche présidentiel, le Procureur Philippe Courroye, poursuivre seul, les différentes enquêtes sur les aspects les plus sensibles du dossier : le « financement illégal de parti politique » et le « blanchiment de fraude fiscale »…

En tous cas, on comprend mieux l’envie présidentielle de se débarrasser des juges d’instruction… Cette suppression de juges est une régression démocratique qui permettra aux affaires pestilentielles, présidentielles de faire pshiiit !!! Cette réforme est prévue pour le début de son deuxième mandat… Vous êtes prévenus !!!

30.    ET DE 30…

Il tient à préciser que « tout l'été, on va travailler » pour améliorer le projet des retraites. Mais il rappelle les deux points sur lesquels il ne reviendra pas : « les 62 ans, nous n'y toucherons pas. » Pareil pour l'équilibre des cotisations public/privé. Il faut le comprendre, comme il le dit lui-même : « c'est difficile ». Mais pour qui est-ce difficile ? Pour lui ? Il s’exprime ce lundi, à quarante-huit heures de son propre départ en vacances ! Il ne sera donc pas « tout l'été » avec François Fillon et Eric Woerth pour discuter et peaufiner la réforme des retraites ; Et il a bien raison… mais pourquoi donc mentir ?!

LesEnvahisseurs.netRemarquez, peut-être a-t-il voulu me rendre un p’tit service : réaliser 30 mensonges en une seule soirée !

L'an dernier déjà, il s'était accordé… 5 semaines de congés payés. Quand on sait le Président réfractaire aux progrès sociaux de la Génération Mitterrand… N’explique-t-il pas à longueur de discours aux français qu’il faut « travailler plus »… pour, pourquoi faire déjà ? Il souhaite aussi voir les français travailler le dimanche, tout en travaillant davantage la semaine et mettre leurs congés payés dans un Compte Epargne temps… Lui ne se prive pourtant pas l’été comme pour le reste de l’année !

Bref, les socialistes font le choix d’étendre le progrès social à tous les français, qu’ils soient puissants ou misérables. Et la France ne s’en porte pas plus mal depuis le Front Populaire en passant par le Général de Gaulle (un homme de Droite qui savait composer avec la gauche… rien à voir avec Sarkozy !), François Mitterrand ou Lionel Jospin !

Qu’en serait-il si les socialistes n’avaient jamais exercé le pouvoir ?!

31.    Allez, encore un pour la route… des présidentielles !

Le clou de ce spectacle télévisé, ce sont les propos du Président pour les élections présidentielles de 2012 : « Il y a une seule personne qui n'a pas le droit de penser à l'élection présidentielle : c'est moi. Pourquoi je n'ai pas le droit ? Parce que toute mon énergie, à chaque minute, doit être réservée aux Français pour les sortir de la situation où ils se trouvent, et on va y arriver, je vous le dis, on va arriver à sortir de la crise. ».

Quant on voit tout le remue ménage provoqué dans les médias publics et privés (à l'exception du Figaro qui fait bien son travail...) pour asseoir son autorité en vue justement des présidentielles...

C’est énorme !

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vivemafrance 03/07/2011 13:57



Bonjour,


Toujours aussi bien documenté. Un gros travail de recherche et de mise en page, j'aime bien.


Concernant les promesses électorales non tenues de N. Sarkozy, C. Lagarde (sur Dimanche, Canal) disait :


"Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Et le président est un homme intelligent". Ceci expliquerait donc cela...


En fait, si les Français ont cru leur candidat en 2007, c'est qu'ils le pensaient stupides. Les imbéciles, c'est eux ? c'est ça ? Sympa pour ses électeurs.


Bonne continuation.



David VINCENT 25/09/2012 09:42



Merci à toi