Partager l'article ! Statistique du jour : L'IGF, plus rapide que l'éclair: Le rapport de l'Inspection Générale des Finances (IGF) devait être publié lundi 12 ju ...
Le rapport de l'Inspection Générale des Finances (IGF) devait être publié lundi 12 juillet mais il est sorti 24 heures avant, un dimanche ! Sans doute pour ne pas dire qu’il est arrivé à point nommé, le jour même de l’intervention du Président... En tous cas, il est publié juste à temps pour faire la une des journaux…
Oh, vraiment, que je suis mauvaise langue voire "fasciste" ! Cessons de comploter : c'est un pur hasard... tout comme cette intervention présidentielle, prévue de longue date, aux dires de l'Elysée ! Décidément, le hasard fait drôlement bien les choses...
Revenons-en à ce rapport.
S'il était vraiment utile de consulter Paul, le poulpe, pour prédire les résultats des matchs de Coupe du Monde de football... Il ne l'est pas quant à la conclusion de ce rapport, servie par une succursale du ministère du Budget. Il s'agit de répondre à 2 questions de l'actuel ministre du Budget, François Baroin, au sujet des responsabilités de son... prédécesseur, Eric Woerth. Seulement voilà, drôle de façon de procéder.
En effet, comment est-il possible de bien répondre, s'il s'agit d’analyser de plus de 6000 dossiers en seulement 9 jours et uniquement avec 4 inspecteurs des finances ? En fait, même pas ! Seul les dix doigts du Directeur de l'IGF sont chargés de cette mission...
"Un rapport extrêmement fouillé" donc, aux dires du Chef de l’Etat... c'est-à-dire : 12 pages !
Bref, les chiffres énoncés parlent d'eux-mêmes.
Cependant, la plus grosse énormité reste encore la lettre de mission de François Baroin à la saisie de l’IGF : il limite l'enquête à « un examen de la situation fiscale personnelle » de Liliane Bettencourt. Cette procédure est parfaite pour un quidam qui a caché des salaires, des dividendes, etc. Mais celle-ci est totalement inadaptée lorsqu’il s’agit de rechercher du patrimoine caché ou une minoration du patrimoine ! Or, au vu des pièces du dossier pénal, il semblerait, que ce sont bien des éléments de patrimoine, telle que l’Ile « oubliée » qui seraient déterminants. Et puis si le ministre est intervenu pour protéger Mme Bettencourt, il l'a sans doute fait oralement ; On se doute bien qu'il ne l'a pas fait avec les gros sabots, notamment par des notes écrites qui faciliteraient la tâche de l’IGF. Et l’IGF, n’ayant pas un rôle propre d’investigation...
Alors, le patron de l'IGF ne peut écrire qu'une chose dans son rapport : Eric Woerth n'est pas intervenu dans les dossiers fiscaux des protagonistes de l'affaire. Ensuite, que compte tenu des informations dont disposait l'administration fiscale, rien ne justifiait un examen de la situation fiscale de Liliane Bettencourt.
Impossible de répondre à l'accusation de conflits d'intérêts...
Impossible de répondre aux soupçons d'évasion fiscale de Liliane Bettencourt...
Impossible de répondre à l'accusation de financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2007…
C'est pourquoi, on peut encore et toujours se demander s'il était de l’intérêt du ministre Woerth d’élargir les « informations dont disposait l’administration fiscale » sur quelqu’un qui employait sa femme et qui se montrait également très généreux pour son parti politique ?
Rappelons que sa femme travaillait pour Patrice de Maistre, celui qui gère la fortune de Liliane Bettencourt… La femme du ministre du Budget pouvait-elle ignorer les tenants de cette fortune…
Quant au financement de l’UMP, si une partie de l’argent a pu être obtenu illégalement… Le saura-t-on un jour puisque le Procureur de la République est un proche du Président de la République ?
D'ailleurs, une autre partie a été légalement versée au ministre du Budget de l'époque et trésorier du parti... en l’occurrence Woerth ! Quel mélange des genres qui a une odeur de possible conflit d’intérêt…
Le rapport n’a donc rien tranché !
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