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Ce que le Président Sarkozy dira sur France 2, lundi soir !
Eh oui, David Vincent est en mesure de vous offrir en exclusivité dès aujourd’hui, les principales déclarations du Président de la République…! Déclaration que le
Président va faire lundi prochain sur France 2, interrogé par le gentil Pujadas.
David Pujadas : « Monsieur le Président, je vous remercie infiniment d’avoir choisi France 2 pour votre interview avec les
français. ».
Nicolas Sarkozy : « Mais c’est tout a fait bien normal, m’sieur Pujadas ! Et maint’nant, que j’m’suis débarrassé de l’otr' clown de Carolis, ex-patron de ma Télé publique à moi, j’suis bien plus encor chez moi, ici ! Alors, j'vous préviens tou'de suit', m'sieur Pujadas, com'jai dit à des p'tits enfants l'otr' jour : "fait pas l’malin toi !" ».
David Pujadas : « Monsieur le Président, je me permet juste de vous interroger… ».
Nicolas Sarkozy : « …M’enfin, m’sieur Pujadas ! C’est incroyableuh ! beubeuf… Qui, que, quoi, dont, où vouloir m'interroger ?! Que se fesse donc pour qu’on ose interroger c’lui qu’à rétabli la sécurité, la justice et la transparence en France ?! ».
David Pujadas : « Monsieur le Président, eh bien, c’est-à-dire, il s’agit de
comprendre cette riche… euh ! Je voulais dire cette importante actualité, euh, eh bien
au sujet de l’affaire Bette... ».
Nicolas Sarkozy : « ...M'enfin, m'sieur Pujadas ! Moralement parlant, l'oseille, c'est le nerf de la guerre... Mais bon, vous m'voyez dans un bureau en train d'reçevoir une enveloppe de la riche mais vieille Bettencourt, par l'intermédiaire des mains pulpeuses d'une belle et ravissante comptab' que j'ai jamais vu ! C'est pas sérieux m'sieur Pujadas ! C'est de la science-fiction ! D'ailleurs, m'sieur Pujadas, elle l'a bien dit la comptab' que j'connais même pas ! Tout ça c'est de la romance ! C'est du Balzac ! On se croirait dans la Comédie humaine de chez Balzac, m'sieur Pujadas ! ».
David Pujadas : « C’est-à-dire que tout le monde espère une justice, comment vous dire, irrépro… ».
Nicolas Sarkozy : « ...Moi, j'lui fais confiance à la justice de mon procureur de Nanterre. J'ui ai toujours fait confiance. Et je regrette bien, m'sieur Pujadas que certains ne la respectent plus, la justice irréprochable de mon Procureur, m'sieur Pujadas ! ».
David Pujadas
: « Et concernant, la nomination d'un juge qui lui est indépend… ».
Nicolas Sarkozy : « ...Alors là, j'ai pas l'habitud' de vous interrompre, m'sieur Pujadas mais là, j'vous arrêt'tout d'suit, m'sieur Pujadas ! J’peux pas vous laisser dir’ ça alors que j' réforme la justice de ce pays com' jamais auparavant, m'sieur Pujadas ! Et je vous le dis tout net, m'sieur Pujadas, les juges, ce sont des fonctionnaires de trop ! C'est de l'oseille en moins dans les caisses de l'Etat, m'sieur Pujadas, c'est clair !? ».
David Pujadas : « Euh, eh bien, euh, c'est-à-dire, bah... Vous avez tout-à-fait raison, m'sieur le Président... Euh, je voulais dire monsieur le Président. Alors, concernant l'autre affaire, celle du ministre Eric Woerth que… ».
Nicolas Sarkozy : « ...Alors là, non ! M’sieur Pujadas, j’peux pas vous laisser dir’ ça non plus ! C'est un minisse remarquab', m'sieur Pujadas, remarquab' !!! Vous m'entendez, m'sieur Pujadas ? Est-ce que vous m'entendez ?! ».
David Pujadas : « Euh, c'est-à-dire, bah... Je vous entend 7
jours sur 7,
24 heures sur 24, monsieur le Président des grandes réformes de ce
siècle ».
Nicolas Sarkozy : « C'est très bien, m'sieur Pujadas ! Car le trésorier de ma campagne électoral' fait un travail formidab', en tant que ministre de la réforme des r'traites, m'sieur Pujadas ! C'est bien pour ça que le Parti socialisse veut abatt'e ce génial dénicheur de fric !!! D'ailleurs, je pense à sa famille, à sa pov’femme, à ses enfants innocents, à ses p’tits enfants si pur de tout... Je pense à leurs p'tits yeux bleus si bo... J'en ai la larme de crocodile, m'sieur Pujadas !!! Vraiment, c'est injusse, c’est ignob’ m'sieur Pujadas ! ».
David
Pujadas : « Justement, Monsieur le Président de la République française… ».
Nicolas Sarkozy : « En effet, m’sieur Pujadas, j’suis Président et j’narrête pas pour mon pays que j’aim’du plus fort de mon coeur ! Un coeur qui bat encor' plus que le coeur de l'otr' prétentieux de Président Giscard !!! ».
David Pujadas : « En fait, je voulais parler du PS... ».
Nicolas Sarkozy : « Et ben just’ment, parlons des socialisses qui devraient se souvenir de Pierre Salengro et Roger Bérégovoy... ».
David Pujadas : « Si je puis me permettre, Monsieur le Président de la République Française, vous voulez peut-être parler de Pierre Bérégovoy et de Roger Salengro... ».
Nicolas Sarkozy : « Non, m'sieur Pujadas !!! Le Président a toujours raison, m'sieur Pujadas ! Enfin, j'sais plus... Et pis, tout'façon, ils devraient aussi se souvenir des vacances à Venise de m'sieur François Mitt'rrand, hein ? Moi j'y vais pas à Venise, m'sieur Pujadas... D'abord, les immeub' sont trop vieux, trop moche, trop bas peuple... Je suis un homme de mon temps, moi ! Un homme de classe intercontinentalistic ! Après l'interviewe, j'vous dirais où j'vais, moi, grâce à mes potes, principaux patrons du CAC... Mais shuuuut...
Revenons à l'otr' vieux machin ; Pas à ce tarabiscoté de De Gaulle que j'ai bien
fracassé en revenant à l'ONU, hi, hi, hi... mais à l'otr' vieux machin des progrès sociaux... Je veux parler de mitt'rand, là : et le Concorde alors ? Hein... Il louait pas le Concord’ de
Air France, hein ? Ça devrait les rend'e plus modesses, les socialos. Moi, j'en ai rien à cirer du progrès social ! Et puis d'abord, moi, je n'loue pas, j'achète !!! La philosophie de bas étage à
la Kiloutou n'a pas sa place ici ! J’ai mon Air Sarkozy One à moi tou’seul, et c'est comme ça ! Mieux que c'lui
du Président des amériques, dis donc ! C'est ma chose de grand moralisateur du capitalisme mondial ! Alors,
franchement, tout'ces calomnies fausses de chez fosse, m'sieur Pujadas, ça suffit ! Car ça peut tuer m'sieur Pujadas ! Attention, m'sieur Pujadas. ».
David Pujadas : « Mais, en fait, est-ce que ce n’est pas un peu l’histoire de la poule et de l’œuf car… ».
Nicolas Sarkozy : « Non, là j’vouse interrompe tou’d’suit ! Mais qu’ess’ que
c’est qu’cet’ histoire, encor’ m’sieur Pujadas ?! Ma p’tite Carla est une bel’poule, m’sieur Pujadas ! Je le sais bien, m’sieur Pujadas. C’est la plu’bel de tout’les dam’de France,
m’sieur Pujadas. Et alors ? J’vou’l dis, m’sieur Pujadas ! Moi, je l'aime et j'
la tromperai jamais, ms'sieur Pujadas ! ».
David Pujadas : « En fait, ce n’est pas ce que je voulais dire, Monsieur le Président de la République de France ; Chef de l’Etat et des Armées… ».
Nicolas Sarkozy : « C’est vrèment tro genti’de reconnaître tout’mes qualités..., m’sieur Pujadas, oui, vrèment, j’vou’le dis sincèrement au plus fort de mon p’tit gran’cœur, m’sieur Pujadas, j'n'oublirai pas... ».
David Pujadas : « Surtout que vous êtes aussi le Chef de la diplomatie et détenteur du Droit de grâce ; vous présidez le Conseil des ministres et les Conseils et Comités supérieurs de la Défense nationale ; vous êtes le Garant de la Constitution française et Protecteur de l’Académie française… ».
Nicolas Sarkozy : « oh qu’c’est tro’ pov’bon que tout ce que vous dite, m’sieur Pujadas. Qu’est-ce que je peux ajouter à tout’ces vérités, m’sieur Pujadas ?! ».
David Pujadas : « eh bien que vous êtes Coprince d’Andorre et Proto-chanoine de la cathédrale Notre-Dame d’Embrun ; Grand Maître de droit de la Légion d’honneur et de l’Ordre National du mérite… Eh bien, euh... Pour en revenir à mon paradoxe, je faisais en fait allusion au PS qui n'est pas à l'origine de toutes ces révélations ! ».
Nicolas Sarkozy : « ...Non mais, m’sieur Pujadas, vous étiez bien parti... Là. Mais là, vous allez bien trop loin, là, m’sieur Pujadas !!! ».
David Pujadas : « c'est juste une toute petite remarque pour vous et la culture
personnelle de tous, Monsieur le Président. En fait, quand on évoque le paradoxe de la poule et de l’œuf, on se demande tout simplement qui est apparu en premier : l'œuf ou la poule ?
Autrem
ent dit : qui a commencé le premier ? Le PS ou bien le Majordome
de Mme Bettencourt qui a révélé des enregistrements compromettants, suivi de la comptable en passant par la femme de Eric Woerth, également employée des Bettencourt… ».
Nicolas Sarkozy : « …Non mais, dou' dou' dites donc, m’sieur Pujadas... ! J'avais très, très bien compris !!! c’est vraiment très genti’de votr’part, m’sieur Pujadas. C'est étrangement gentil d'oser me traiter de... quasi simplet, m’sieur Pujadas ! Et vous, est-ce que vous vous rappelez de l’histoire du PPDA que j'ai viré de la chaine de mon pot' Bouygues pour m'avoir traité de p'tit garçon tout excité ? ».
David Pujadas : « heu, ben ; heu, c'est-à-dire que vous n’avez pas répondu… Heu ; Eh bien... Non, non, vous avez tout à fait raison Monsieur le Président ! En fait, je voulais parler de cette chienne de presse ou de ces très vilains médias ! Evoquons la très vilaine façon de se comporter que ce média indépendant Médiapart à votre égard, monsieur le Président. Evoquons aussi l'hebdomadaire français Marianne et la presse libre étrangère, Monsieur le Président de la force nucléaire… ».
Nicolas Sarkozy : « ...bon, bon, très bien m'sieur Pujadas ; J'vous pardonne tout, m'sieur Pujadas ! En fait, il suffit d'écouter
tous mes amis, m'sieur Pujadas. Et j'peux vous dire que j'connais bien mes amis m'sieur Pujadas : Xavier Bertrand, Nadine Morano, bref, tous mes amis. Y z'ont parlé avec leur coeur tout
dévoué à moi-même, m'sieur Pujadas, sans que j'leur demande rien du tout !!! Mais m'sieur Plenel, lui, a toujours parlé avec sa tête ! Et c'est pas très bon, ça !!! La preuve, il a toujours
mené des croi
sades du 17e siècle cont'e les présidents de la Répubique ; C'est sa spécialité :
cont'e François Mit'rrand, cont'e Jacques Chirac... J'me demande même comment des responsab's politiques ont pu l'aider à trouver des infos ! A un moment ou à un aut'e, ça finit par se
savoir ! Regardez moi, quand j'ai voulu flinguer Chirac en utilisant mon ami Jean-François Khan ! C'est le JFK de la morale à la française, le journalisme made in France ; Eh ben,
tout le mond' a fini par connaîtr' ma campagne de déstabilisation contre ce bon à rien de Président Chirac, m'sieur Pujadas ! De même pour ce présumé coupable ! Vous savez, l'autre coq
de basse-cour : de Villepin... Remarquez, après tout ça, c'est com' ça que j'ai pu devenir Président ! J'ai même réussi à faire croire que la Ségolène du Poitou Charente parle moins
bien le français que moi ! Vous rendez-vous compte un peu ? J'suis trop fort ! La "bravitude", ça a été du tonerre de chez l'ENA... Euh ! Ben, faut quand même dire que si Ségo est
rentré à l'ENA... Moi, j'me suis vautré ! J'me suis lamentablement planté ! Mais ça, les français ne le sav' pas ! Faut donc couper cet' partie au montage
Pujadas !!! ».
David Pujadas : « Euh, eh bien, c'est-à-dire que l'on est en direct, monsieur le Président. Et lorsque l'on est en direct, ce n'est donc pas possible, techniquement parlant… ».
Nicolas Sarkozy : « Ah bon
? Pourtant, ils y arrivent chez mon pot' Bouygues ! Ah oui, c'est vrai ! En fait, y' se dépêchent de passer la pub, quand ils sentent la gaffe venir. Mais vous, vous n'avez
plus droit à la pub à cause... enfin, grâce à moi ! Faut dire qu'il fallait bien que j' trouve de la tune pour mes pot' de TF1 ! Vous, vous avez la redevance ! Eh oui, le flous pour mes pot' du
CAC et mon Johnny à moi... Is good de chez good ! Mais bon, en ce qui concerne la déontologie journalistical : faites ce que j' vous dis de dire pour moi mais pas ce que
j'fais aux autres... contre moi !!! Vous m' suivez, m'sieur Pujadas ? ».
David Pujadas : « Euh... Très, très, très bien, monsieur le Président ! ».
Nicolas Sarkozy : « Car ce serait une honte, sinon ! vrèment, m'sieur Pujadas ! Et moi, je ne céd'rai jamais à ces manoeuv'es de bas étage contre moi, m'sieur Pujadas... Jamais ! C'est une question de justice girouette... Euh, j'voulais dire : indépendante, m'sieur Pujadas ! Oh là, faut que j'me calme, j'commence à faire des lapsus à la Ségo. Remarquez, moi, j'en fais tous les jours... Elle, elle en a fait un, une fois dans sa vie... Elle l'a payé drôlement cher, grâce à ma campagne électorale de riche héritier de l'héritère de l'Oréal !!! ».
David Pujadas : « Sur internet, les… ».
Nicolas Sarkozy : « …M'sieur Pujadas ! J'vous interromp'tout de suit' ! Toute cette quincaillerie de l'internet me donn' des sueurs froides, tellement c'est pas assez rapidement hadopifié
!!! Il faut
qu'on réfléchisse tous ensemb'e à faire express de chez express, le ménage dans les blogs,
les twitteures, les profilbooks ou d'autres sites... C'est pu possib'e que ce merveilleux engin technologique soit livré à la calomnie, au mensonge, à la manipulation. L'internet c'est pas
la liberté de penser, c'est la liberté de salir ! Ça peut pu durer. Nous sommes tous en danger, m'sieur Pujadas, et vous le savez bien, vous qu'avez été agressé à cause d'internet
! J'ai demandé au Premier minisse un projet de loi afin de passer au Karcher de chez Carrefour, le mauvais Web. Oui, comme le dit ce grand Philosophe de chez Carrefour, "le positif est
de retour" ! Seule, la liberté de la bobonne presse devra être admise sur l'internet... C'est la g'ande leçon que j'ai tiré de tout ça... ».
David Pujadas : « Je vois, je vois… ».
« Oui, vous voyez bien, m’sieur Pujadas. C'est pas pour rien que j’ai décidé d’vous
offrir mon interviouve aujourd’hui. Et comm’ par hazard, c’est just’ment le jour où mes bon pot' de l'Inspection Générale des Finances ont rendu leur rapport ! Oui, la date a été repoussée à ce
jour parc’ que ça convenait super bien pour en finir avec cette affaire de chez Woerth… L’enquête que j’ai commandée auprès d’mes potes sur tous les dossiers fiscaux qui sont passés entre
les bonne mains de mon pot'Woerth est claire de chez Leclerc : l'IGF n'a pas trouvé de fotes !!! Que voulez-vous que je fasse, m’sieur Pujadas ? Que je puniss' un innocent ?
Que je limoge un ministre de la Républiqu’
qu'jai nommé parce qu'un site de fasciste pense qu'il est coupable ? Tout ça parc’que sa femme est l’employée de la richissime Bettencourt ?
Tout ça parc’qu’on a fait des enrgistr’ment sans même avoir demandé l’autorisation à la vieille ? Tout ça parc’que l'héritière de la loréale a déboursé 10 fois plus que d’habitud pendant mes
élections présidentielle à moi ? Si ça s'trouv, j’vous l’dis, m’sieur Pujadas, elle a en réalité payé la campagne électorale de l'ot gourde de Royal, copine du vieux machin de
Bergé ! La campagne de la gourde qu'a coûté 12,25 fois moins que la mienne... mais quand même, m'sieur Pujadas !!! Qui sait la vérité vraie, m'sieur
Pujadas ? ".
David Pujadas : « Monsieur le Président, nous finirons sur cette réflexion, pleine de bon sens. Et encore un grand merci pour nous avoir accordé cette interview qui aura éclairé et rassuré les français !».
Nicolas Sarkozy : « Mais c’est tout à fait normal, m’sieur Pujadas ! Je me dois de m’adresser aux français pour leur dire la vérité, tout’la vérité, rien qu’la vérité vraie ! ».
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